Elle est là, nue, devant Lui. Les mains attachées à la poutre, avec des chaînes, les jambes fines, écartées, sur la pointe des pieds. Position inconfortable, provocante.
La lumière diffuse des bougies, autour, joue des ombres avec son corps, les fantômes noirs de son « Elle ». Elle est dans l’attente de découvrir, de subir son délire, leurs envies. Devant elle, il tient une belle cravache gainée de cuir, souple, sa main la faisant siffler dans l’air, il tourne autour d’elle. Son regard, lui, contemple ce tableau, cette femme.
Ses yeux essaient de le suivre, lire ses pensées perverses, au travers des siens.
Dans son dos, il pose la tapette, large, en cuir, sur le haut de ses reins, sa peau frissonne, craintes et peurs se mélangent dans la douceur de la sensation. Il fait glisser l’objet sur sa colonne vertébrale jusqu’en haut de la nuque, puis redescends sur ses fesses. Elle se cambre d’elle même, pour mieux s’offrir. Il s’attarde sur ces globes d’un blanc laiteux, il redessine les formes de ses fesses, la cravache glisse entre, titille l’anus et reprend son chemin, son dessin. Elle suit cette jambe tendue, douce, joue avec le creux du genou, comme si elle voulait faire fléchir cette soumission, cette femme.
Son souffle est rapide, sa bouche entre ouverte, les yeux mi-clôt, le plaisir, son plaisir monte.
Face à elle, il reprend son dessin, la cravache aussi douce qu’un beau pinceau, sans poils. Le cou est tendu, la tête légèrement relevée en arrière, la ballade continue, il joue avec sa bouche, l’odeur du cuir sous son nez, elle sort la pointe de sa langue, il sourit au fond de lui. Elle est belle dans sa soumission, dans son désir. Ses seins durcis, ses tétons dressés d’envies, la cravache glisse dessus, s’amuse avec douceur de ce plaisir. Il appuie un peu, la pression fait saillir encore un peu plus son téton, la friction de l’objet sur la peau obtient un doux gémissement. Le dessin encore inachevé reprend sur son ventre, glisse sur les côtes, redessine le nombril, le ventre, lui, se rétracte, comme pour échapper à la caresse. La cravache s’attarde au bas du ventre, juste au dessus de son sexe gonflé. Elle parcourt de chaque cotés des aines, tantôt avec douceur, ou avec une certaine fermeté, cette peau sensible et fragile.
Son plaisir est palpable. La cravache arrive enfin, tout aussi lisse que ce sexe, pour finir ce dessin. Elle glisse sur les lèvres, les écartant légèrement, passe sur le vagin humide, et revient jusqu’au clitoris. En appuyant un peu sa caresse, il titille son bouton, elle haletante, gémissante, de plaisir, de notre plaisir, il insiste, il va et vient entre ses cuisses, son corps tout entier bouge, se raidit, l’excitation monte, ses caresses sont plus appuyées, le frottement de la cravache la fait se cambrée vers l’avant, vers lui, elle veut s’offrir encore plus. Il continu ses caresses, elle jouit, elle se raidit, tel un arc bandé juste avant de lâcher sa flèche, elle explose.
Il défait ses chaînes...

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