lundi 26 mars 2012
PREVENTION!!!!
Je remercie chauleureusement Léa, pour le prêt de son texte, ici.
A lire attentivement, par toutes et tous, qui passent ici.
J'invite toutes mes connaissances qui ont posté ou posteront des photos de bondage à poster ce genre de messages détaillés sur leur profil. Vous pouvez copier coller sans problème, si ça peut sauver ne serait-ce qu'une vie ça sera toujours ça de gagné.
1) On ne boit pas, on ne se drogue pas avant du bondage et ceci est valable autant pour l'attacheur que les attachées (qui ont besoin de bien "sentir" leur corps et les éventuels problèmes, ce que l'alcool et les drogues masquent). Attacher ou être attaché c'est comme conduire.
2) Toujours avoir, à portée de main (pas à 10 mètres), un instrument efficace non pointu pour couper les cordes.
3) Toujours se poser la question "Si la/les personnes attachées ont un malaise, est-ce que j'ai les capacités de réagir de façon brève et efficace? " (et ne pas oublier le cas du « malaise du bondager »)
Exemple: Moi qui pèse 40 kilos, je peux me faire suspendre par un homme seul costaud. En cas de problème il peut me porter dans ses bras tout en coupant la corde (mais il faut quand même un spectateur ou une personne proche en cas de malaise du bondager).
En revanche, je ne ferai jamais de "double suspension" (avec une autre fille suspendue elle aussi) avec un homme seul, parce que si nous tombons dans les pommes en même temps (oui c'est rare mais possible) , tout seul Il ne peut pas aider les 2 femmes. Si je ne suis pas claire, dites le moi.
4) Le bondager doit contrôler périodiquement la couleur, la température, la force et la sensibilité
de mes doigts et de mes extrémités. Moi, de plus, une fois dans les cordes, je bouge de temps en temps les doigts, les poignets si je peux, les pieds pour activer la circulation.
5) faire attention à ses piercings ou particularités (maladie, problèmes de circulation, manque de souplesse) et en informer le bondager
6) Vérifier la solidité du point de suspension avec un poids supérieur à celui de la/les personnes qui seront suspendues (le bondager peut par exemple s'accrocher avec les mains et se laisser tomber)
7) Contrôle et entretien régulier des cordes et du matos en général
8) Je fais du yoga avant pour avoir une bonne respiration, un corps échauffé et un conscience plus précise des sensations de mon corps.
9) Avant de me faire suspendre pour la première fois par quelqu'un, je le regarde travailler sur une autre personne pour vérifier que nous avons les mêmes règles de sécurité.
Si une des conditions au dessus n'est pas remplie, remettre la séance à plus tard. Il vaut mieux être déçu que mort, dans le coma, handicapé ou blessé.
Le bondage est une passion, mais ça ne veut pas dire qu'on doit y risquer sa vie.
Paola avait 24 ans, un visage rayonnant. Si les consignes de sécurité de base avaient été appliquées (d'autant plus qu'aux dangers du bondage se rajoutaient (probablement) les dangers des jeux de contrôle de la respiration, ce qui aurait demandé encore plus de sécurité) elle serait encore là pour profiter de la vie, du bondage, de ses amis.
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